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Blog collaboratif du M2 DSI de l'IUFM d'Aquitaine

L’évolution de l’Opac


L’évolution de l’Opac connait 4 phases : de la première génération avec l’apparition des catalogues informatisés jusqu’à la dernière nommée parfois l’Opac 2.0.

Michel Hudon, dans son article « Les catalogues de bibliothèques à l’heure des nouvelles technologies : portes d’entrée sur le monde », nous donne les trois premières générations :

  • La première génération d’Opac est un « produit dérivé » des catalogues informatisés : version simplifiée du catalogue papier. Il permet de connaître la localisation et la disponibilité du document au sein de la structure. Cependant, cette génération était accompagnée de nombreuses faiblesses, comme l’emploi du vocabulaire spécialisé des documentalistes, absence d’aide pour les usagers, manque de points d’accès, affichage unique des notices bibliographiques …
  • La deuxième génération d’Opac est issue de l’alliance entre la première génération et les systèmes commerciaux d’interrogation de bases de données bibliographiques. La recherche se fait alors par mots clés et la combinaison de plusieurs critères est intégrée. Les notices bibliographiques sont présentées sous divers formats. Malgré les améliorations, cet  Opac n’est pas un outil de recherche d’information très facile à manier, par l’absence de maîtrise du vocabulaire et le silence que cela engendre dans les résultats de recherche.
  • La troisième génération d’Opac est apparue à la fin du 20ème siècle. Il devient plus accessible à l’usager non expert et propose de nombreux services : informations sur la structure (horaire d’ouverture, actualité …), informations sur les documents (prêt, réservation, localisation…), informations de son dossier (inscription, prolongement de prêt …). Accessible sur Internet, il propose parfois la consultation des catalogues de diverses bibliothèques. Les interfaces de l’opac sont épurées (des menus plus clairs, permettre le retour en arrière, …) et le vocabulaire documentaire est simplifié. Du côté des notices, de nombreuses nouveautés apparaissent : le lien hypertexte qui permet d’avoir accès à d’autres informations, les diverses entrées de la notice (auteur, sujet, titre …). Cependant le format de celle-ci reste encore très peu connu des usagers et la distinction entre les résultats de notre bibliothèque et ceux des autres reste difficile à maîtriser pour les usagers.

Marc Maisonneuve, emploie le terme d’Opac 2.0 ou Opac nouvelle génération pour désigner l’Opac actuel. Apparus en 2007, ils sont nommés ainsi car ils ont évolué avec l’apparition du Web 2.0. et des bibliothèques 2.0.

  •  Le web 2.0 est une notion apparue en 2004 par le biais de Tim O’Reilly et Dale Dougherty. Il permet à l’internaute de devenir acteur et producteur d’information, et non plus simple usager. Les blogs et les wikis sont des exemples de sites caractéristiques du web 2.0.
  • La notion de « bibliothèque 2.0 » découle de celle de « Web 2.0 ». En effet, ce nouveau type de bibliothèque est centré sur l’usager qui participe à la production de contenus et de services. Elle est vue comme un lieu d’échange entre les usagers et les bibliothécaires, mais aussi les usagers entre eux.
  • Au regard de ces définitions, on peut en conclure que l’Opac 2.0 présente les caractéristiques et les outils du Web 2.0 et des bibliothèques 2.0. Marc Maisonneuve dans son article « les enjeux du web 2.0 pour les bibliothèque » le définit comme « Un logiciel documentaire permettant de repérer un document dans le fonds physique ou virtuel d’une bibliothèque ; il donne à voir les documents qu’il référence, offre des services personnalisés, intègre les contenus produits par l’usager et propose enfin de nouvelles logiques de découverte (nuages de mots pour le rebond, conseil de lecture des usagers…) ». Il devient un outil de promotion de la bibliothèque ainsi que de ses services et ses collections.

Marie-Pierre Roux, dans son article « Catalogues en devenir : nouveaux usages, nouveaux outils ? », parle même d’une évolution futur du catalogue vers le web sémantique avec l’adoption du RDA ou du modèle FRBR. On emploie alors le terme d’Opac 3.0, même si la synonymie entre « Web 3.0 » et « Web sémantique » fait l’objet de débat.

Jennifer

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