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Blog collaboratif du M2 DSI de l'IUFM d'Aquitaine

La médiathèque de Lormont

La médiathèque de Lormont : présentation d’ "un lieu conçu et réfléchi"

propos de Johann Brun, directeur adjoint

" Où trouver ce fichu bouquin ?! ", "c’est un vrai labyrinthe ici !", voire " pire qu’un parcours du combattant !!" … tels sont parfois les propos qui franchissent les lèvres d’usagers de bibliothèques, submergés par un flots d’émotions, allant de l’exaspération à un énervement pour le moins pimenté.

Des réactions qui illustrent à quel point l’agencement de tout espace documentaire est déterminant.  Son organisation doit allier esthétique et pertinence, tant pour les professionnels que les usagers. Penser un espace est non seulement intégrer les contraintes spécifiques d’un lieu déterminé, mais également répondre à un éventail de services particuliers.

CDI, bibliothèques et médiathèques sont donc des espaces jalonnés de moments caractéristiques, en écho aux services proposés; des moments qui doivent être compris par les usagers.  Comme le définit Michel de Certeau, "l’espace est un lieu pratiqué" et il va peser sur la présence et la nature des pratiques des usagers : "il n’y a pas de pratiques culturelles qui ne soient influencées par le lieu", Yves Jeanneret.

Une réflexion sur l’agencement et la lisibilité manifeste au "Bois Fleuri", la médiathèque de Lormont. Ont en effet été délimités autours d’un puits de lumière tout un ensemble d’espaces, chacun pourvu d’une fonction précise, et dont la disposition générale se veut cohérente et efficiente. On peut ainsi distinguer :

Le coin BD : volontairement situé à proximité de l’entrée.

Des alcôves adjacentes offrent la possibilité de lire seul ou bien en groupe.

Le fonds documentaire "classique" : commun à toute structure, il est ici nettement séparé de celui dédié aux enfants et adolescents.

Organisé selon la classification Dewey, ce fonds fait suite aux BD. Les étagères utilisées sont pourvues en leur extrémité de présentoirs qui mettent en exergue certains éléments.

Le coin critique : en corrélation avec le club lecture, un espace est exclusivement dédié à la parole des lecteurs.

      

 

La salle des archives municipales : bien que seule l’archiviste dispose d’un accès libre, une salle de travail est néanmoins commune entre ces deux services.

S’y déroule également parfois des ateliers tels la calligraphie.

L’espace image et son, constitué d’une vaste salle qui, comme son nom l’indique, est divisée   en deux avec à gauche les CD et à droite les DVD, donnant accès au fonds à plusieurs cabines de visionnage.

Des rayonnages de livres en gros caractères à destination des publics en déficience visuelle jouxtent l’entrée de cet espace. Des ouvrages aisément identifiables par leur cote rouge.

Cet espace pour l’instant intermédiaire a pour projet de s’étendre en développant un fonds en braille accompagné de matériel adéquat.

L’auditorium : répondant à la volonté de créer un véritable contact avec le public, l’auditorium accueille spectacles, animations, conférences et projections de films.

Seul bémol, l’absence de coussins et une utilisation de chaises qui limite le nombre de participants. Un inconfort sur lequel planche la médiathèque.

L’espace enfants et adolescents : un fonds évolutif sans démarcations majeures pour obvier à toute stigmatisation, couvrant l’enfance jusque l’adolescence.

Seul est visible par un changement de configuration et de luminaires le coin véritablement petite enfance avec des ouvrages, jeux et assises adaptés.

L’espace multimédia : Mac et ordinateurs côtoient TBI, Ipads, caméras et vidéoprojecteurs.

Un matériel au service tant des usagers que du personnel lors de projets pédagogiques et d’ateliers.

Le coin presse, stratégiquement situé  face à l’entrée et pourvu d’I-pads mis à disposition pour consulter la presse en ligne.

La salle d’exposition : une salle plus ou moins modulable où spots et assises peuvent se mouvoir au fil des expositions.

Il n’est ni aisé ni évident d’agencer un espace contenant pas moins de 60 000 ouvrages, 2500 CD et 2000 DVD. La médiathèque de Lormont offre un exemple de cohérence possible avec ses forces -luminosité, emplacements judicieux, circulation aisée -, et ses faiblesses -manque d’espaces silencieux pour les étudiants d’où une utilisation parfois détournée des cabines de visionnage, et absence de hublots pour ces dernières-

Cependant, une volonté de lisibilité et de modernité dans l’aménagement de l’espace a conduit à l’inscription de 3000 adhérents pour une population de 22 000 habitants.

Diapo médiathèque

Réalisé par @lucilecrey   @ajuzan      @clsanlazaro

Un kit pour éduquer aux médias (UNESCO 2006)

L’éducation aux médias

Un kit à l’intention des enseignants, des élèves, des parents et des professionnels (UNESCO 2006).

       Divina Frau-Meigs propose ce kit pour qualifier à la fois les moyens d’éduquer aux médias et s’éduquer aux médias. Le kit est en grande partie le produit du projet MENTOR lancé par l’UNESCO avec le soutien de la Commission européenne.

Le kit propose un prototype de programme d’éducation aux médias pour la qualification de base des enseignants du secondaire, mais son approche modulaire et ses concepts-clé (productions, langages, représentations, publics) s’adressent également aux adultes hors système scolaire, aussi bien aux parents, aux professionnels des médias qu’aux décideurs. Le kit comprend des manuels à l’intention des enseignants, des élèves et des parents, ainsi qu’un manuel des relations éthiques avec les professionnels et un manuel de maîtrise de l’Internet.

Les objectifs de ce kit est de donner les bases solides et durables pour une éducation aux médias, de proposer des documents-cadres sous la formes de manuels, pour aider ceux qui veulent développer l’éducation aux médias. Il propose également d’aider à la formation en proposant des modules de formation initiale et de formation continue à l’intention des enseignants mais aussi en dehors de l’école. Le but étant de sensibiliser tous les acteurs au fait que l’éducation aux médias est un élément fondamentale d’une pédagogie de la démocratie qui permettrait à l’école de retrouver sa mission du citoyen sachant lire, écrire, compter et communiquer.

I) Le programme d’enseignement modulaire :

Le but est de créer un programme d’enseignement d’éducation aux médias que l’on puisse appliquer dans l’ensemble des pays d’une région. Ce programme peut être orienté sur deux niveaux : un niveau initial général qui examine les connaissances de base et les méthodes pédagogiques liées à l’éducation aux médias, et un niveau avancé qui associe l’éducation aux médias et ses stratégies pédagogiques dans des séquences de cours de disciplines.

Ce programme se base sur une série de six modules considérés comme le socle fondamental, chaque module exige un volume de 12 heures d’enseignement.

1) L’éducation aux médias dans les écoles :

Les élèves peuvent choisir leur discipline de spécialité au cours du secondaire, on constate une demande qui augmente pour les cours d’éducation aux médias. Cette spécialité porte sur l’ensemble des médias, et offre une expérience pour l’éducation aux médias. On considère encore dans certain établissements que les études sur l’éducation aux médias est une « option facile ».

Les enseignants se servent des médias comme outils d’ « auxiliaires pédagogiques », cela permet aux élèves d’adopter une attitude critique face aux médias, de les utiliser d’une manière plus informée. Ils permettent également aux élèves de travailler sous une nouvelle forme, c’est une «  nouvelle méthode d’apprentissage ». Cependant on ne doit pas confondre un enseignement qui étudie les médias et un enseignement sui fait usages des médias.

2) L’éducation aux médias et les TIC :

Il est impossible de proposer un enseignement sur les médias sans prendre en compte le rôle d’Internet. Il est de plus en plus facile d’avoir accès à la manipulation d’images numériques et au montage numérique. Les nouvelles technologies remettent en cause les limites du domaine des « médias » considéré comme discipline autonome du programme. Les cultures numériques constituent des sites d’apprentissages. L’usage des ordinateurs ou d’internet mobilise le processus d’apprentissage informel Les enfants apprennent a se servir des médias par essais, par erreurs, par exploration, par expérimentation ou par jeu. Les TIC remettent en cause les notions d’apprentissage et d’enseignement.

3) L’éducation aux médias hors écoles :

Le potentiel d’apprentissage montre un grand intérêt au delà de la salle de classe. Aux Etats-Unis, les ressources documentaires doivent être libres d’accès et mises à disposition des individus. Les centres de médias communautaires offrent la possibilité d’avoir un accès aux médias à ceux qui ne peuvent pas.

Il existe des documents qui sont destinés aux parents et qui leur prodiguent des conseils sur l’éducation aux médias. Des documents de vulgarisation sont également donnés aux parents ainsi que des stratégies pour que les enfants passent moins de temps devant la télé et pour leur apprendre à décrypter les messages publicitaires. Bien évidemment, toutes les initiatives pédagogiques à l’intention des parents se doivent de prendre en compte les différences culturelles.

4) Une stratégie de développement :

Toute intervention dans l’éducation aux médias doit prendre en compte les facteurs qui sont en jeu : il est nécessaire de disposer de documents-cadres clairs, cohérents et qui fassent autorité. On peut ajouter une présentation de documents plus spécifique qui expose la progression de l’apprentissage, des résultats sur celle-ci ainsi que des critères d’évaluations. Les documents-cadres sont sans valeur si du personnels formé n’est pas là pour les appliquer. Il est clair que les parents jouent un rôle essentiel. L’éducation aux médias consiste à mettre à disposition des élèves des équipements. Les documents pédagogiques peuvent avoir une certaine longévité s’ils sont faits avec soins et de manière professionnelle. Les enseignants et les parents doivent avoir la possibilité d’échanger des ressources, de partager des expériences et de collaborer entre eux.

II) Manuel à destination des enseignants :

Ce manuel explique en quoi consiste l’éducation aux médias, en retraçant l’évolution historique et en proposant une définition autour de quatre concept-clé qui la production, les langages, les représentations et les publics. Différentes approches pratiques et pédagogiques sont proposées afin d’encourager les élèves à se former un esprit critique et créatif.

Ce manuel est doté de trois sections : une première section pour présenter les raisons d’une introduction de l’éducation aux médias avec un historique, une deuxième pour définir l’éducation aux médias et enfin une troisième section pour présenter différentes approches pratiques dans l’enseignement et l’acquisition de connaissances concernant les médias.

III) Manuel à l’intention des élèves :

Ce manuel permet d’encourager les élèves à s’interroger sur les médias et à bien comprendre leur fonctionnement. Il propose une définition des médias ainsi qu’une définition de l’éducation aux médias. Ce manuel donne également des conseils pour en savoir plus sur les médias comme par exemple de lire les magasines spécialisés dans les médias ou encore d’aller sur internet pour découvrir des sites sur les médias.

IV) Manuel à l’intention des parents :

Ce manuel propose aux parents des situations qui permettront de voir les médias de manière constructive. Il met en avant des activités et des outils pour observer les médias, les comprendre et encourager l’intervention et la participation des enfants. La télévision peut être une source de connaissance et de découverte. L’ampleur du phénomène médiatique provoque des répercussions dans la vie individuelle et collective. Des activités sont proposées comme l’organisation d’une semaine consacrée aux médias ou encore la production d’un journal.

V) Manuel des relations éthiques avec les professionnels :

Ce manuel analyse les relations de réciprocité et de complémentarité entre les médias, l’école et le public. Différents acteurs sont mis en scène : professionnels, enseignants, société, institutions. Il met en avant la liberté d’expression et de communication, en passant en revue le principe d’auto-régulation.

VI) Manuel de maîtrise de l’Internet :

Ce manuel évoque l’Internet et la navigation sur les réseaux. L’Internet à une fonction d’interactivité, c’est-à-dire qu’il a un environnement interactif de communication et d’information par le biais de médias traditionnels, imprimés et audiovisuels. Il est vital de savoir récupérer l’information, la traiter, la produire et la diffuser. Il met en avant l’exploration en ligne et hors ligne.

VII) Foire aux questions et glossaire :

Une section “FAQ : Foire Aux Questions” et un “Glossaire raisonné de l’éducation aux médias” sont deux procédés de questionnement sur lesquels repose la méthode pédagogique utilisée tout au long du kit. Les réponses proposées n’ont rien de définitif, mais cherchent au contraire à ouvrir le débat et encourager le dialogue. Ce ne sont que des pistes pour poursuivre l’investigation en ligne et hors ligne, grâce aux nombreux documents, ressources et sites web référencés dans la dernière section.

Quels que soient le point de vue et la manière dont on l’aborde, le kit prend en compte les besoins d’acquisition des compétences nécessaires pour décrypter les différents genres de messages et d’informations ainsi que les enjeux de citoyenneté au-delà de l’école et de la famille. Ce qui importe c’est d’établir des liens entre les différents acteurs impliqués dans le processus de socialisation des jeunes aux médias. Dans la perspective du développement, donner des bases solides et durables pour une éducation aux médias large et systématique est un point fondamental pour répondre aux besoins actuels de partage des connaissances et de diversité culturelle dans les nouvelles sociétés du savoir.

@lucilecrey

histoire des médias

Histoire des médias

 

  • Première journée : Vincent Liquète

Un média est un moyen d’informer, de communiquer à d’autres un message. Il existe deux modes médiatiques pour diffuser un message qui sont le colportage et la lecture à voix haute.

Un média a une particularité qui est le milieu, c’est la sphère médiatique, à l’intérieur de laquelle on peut diffuser un message aux autres. Un média est une institution ou un moyen impersonnel permettant une diffusion large et collective d’une information ou d’une opinion quel qu’en soit le support.

Nous avons pu voir pendant ce cours qu’il existait six médias de masses qui sont:

  •  la radio,
  •  la presse,
  •  la télévision,
  •  le livre,
  •  la publicité,
  •  l’Internet.

Les deux éléments fondamentaux pour comprendre ce qu’est un média sont une entrée technique et une entrée technologique.

Les quatre composantes d’un média sont : l’émetteur, le récepteur (comment reçoit-on le message, l’information), une technique de transfert des données, des contenus relayés par un professionnel de l’information.

Nous avons parlé de la pragmatique universelle avec Jurgen Habermas, ainsi que l’apparition du terme de « télécratie » avec Pierre Bourdieu. Baltz nous dit que les médias de masses sont des « machines de visions ».

Les points sur lesquels l’éducation aux médias mettent l’accent sont que l’information médiatique est un construit social. Le média de masse nous donne à voir des « pseudos » espaces sociaux.

Monsieur Liquète nous a donné quelques dates clefs pour comprendre la presse (1777: apparition du premier quotidien en France), la télévision (1950: la première transmission direct en France) et la radio (1921:première émission radiophonique française). Notons tout de même que la radiophonie est le média de masse le plus démocratique.

Pour plus de renseignement se référer à Jean-Jacques CHEVAL sur l’histoire de la radio.

@lucilecrey

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